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Société Anonyme Baume & Marpent (1853 - 1968)

Empresa belga Baume & Marpent
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L'entreprise est fondée en 1853, par Clément Delbèque à Baume, un hameau de la commune de Haine-Saint-Pierre, aujourd'hui intégrée à La Louvière en Belgique. Elle prend le nom de Société Delbèque et compagnie. 

Les Fonderies de Baume, Delbèque e C° fabriquent des ustensiles pour usage domestique et des objets de quincaillerie pour bâtiment. L’entreprise se lance ensuite dans la production de blocs de frein, de boîtes à graisse, de butoirs et de pièces en fonte pour le matériel roulant et fixe de chemin de fer.

Léon Moyaux est nommé directeur de l’entreprisse en 1871. Sous son impulsion la société diversifie son programme de fabrication et construit des ouvrages de génie civil, des charpentes pour bâtiments civils e industriels, des gazomètres, des réservoirs à eau, pétrole et acide, des appareils de grosse mécanique, de voie ferrée et conquiert les cinq continents : Chine, Proche et Moyen Orient, Congo belge, Brésil, Argentine, Égypte, etc.

En 1873 (ou 1879?), l'entreprise devient Société Anonyme des Usines et Fonderies de Baume.

En 1882, la Société Anonyme Baume & Marpent est créée avec un nouveau site de production à Marpent dans le nord de la France. Elle devient une multi-nationale avec des filiales en Égypte (le Caire), au Congo belge ( Elisabethville et Katanga) et au Brésil (São-Paulo).

En 1887, un site de production est installé sur la commune de Morlanwelz, par fusion avec les Ateliers de construction pour matériel de chemin de fer de Mrs Brison frères.

1896 Création de l’usine de Morlanwelz où sera fabriqué le matériel de traction et roulant de chemin de fer et tramways.

1913 Nouvelle dénomination, la société devient la S.A. Baume & Marpent. La société implante au Caire une division autonome qui supervise les nombreux chantiers de Baume & Marpent en Égypte dont le point d’Embaleh jalonnant le Nil et qui constitue à l’époque une prouesse technique majeure. De 1894 à 1952, l’entreprise a fourni à l’Égypte, tant pour le secteur public que privé, 6.991 véhicules, 158 ponts et plusieurs dizaines de charpentes métalliques, des réservoirs, des pylônes, des estacades, etc.

1950 Baume & Marpent s’associe à la société brésilienne União dos Construtores Metalicos S.A. Metalunion implantée à São Paulo et spécialisé dans les fabrications métalliques (charpentes, gazomètres, hauts-fourneaux, réservoirs, etc.)

1951 Création à Elisabethville de la société BAUMACO (Baume & Marpent au Congo)

En 1956, Baume & Marpent cesse ses activités à Haine-Saint-Pierre. Le 1er décembre, la partie française de l'usine, à Marpent, est cédée et prend le nom d' Aciéries et Ateliers de Constructions de Marpent

En 1962, la firme belge fusionne avec le groupe Bouchout et Thirion Réunis et devient Baume, Marpent et Thirion réunis.

1968 Boechoutse Metaalfabrieken reprend Bouchout et Vilvorde. Cette opération financière marquera l’arrêt définitif des usines de Haine-Saint-Pierre, Morlanwelz et Thirion Réunis.

A l’origine, l’entreprise s’est spécialisée dans la construction ferroviaire. Elle va rapidement (dès 1871) diversifier son programme de fabrication et conquérir les cinq continents : Chine, Proche et Moyen Orient avec une prédilection pour l’Egypte, Ex-Congo belge, Brésil, Argentine etc.

Son programme se compose d’ouvrages de génie civil (ponts de tous systèmes fixes ou mobiles) ; de charpentes et donc des ossatures pour bâtiments civils (théâtres, églises, panoramas, pavillons etc.) et industriels (marchés, hangars, halls…) ; des gazomètres ; des réservoirs à eau, pétrole et acide ; des appareils de grosse mécanique, de voie ferrée ; des moulages en acier produit au convertisseur Bessemer.

L’entreprise a produit une architecture démontable laquelle a été pensée en fonction des impératifs de l’exportation. Des ossatures pour marchés couverts, églises, hangars, théâtres illustrent le savoir-faire précoce de l’entreprise qui croise décoration éclectique et procédés «industriels» de conception et de fabrication : usage de «nouveaux» matériaux et procédés constructifs (fer & acier) ; systématisation ; travail à la chaîne ; application de l’adage moderne «la forme suit la fonction»; conjonction des disciplines «ingénierie -architecture». 

Sources