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Picard, Lambert Aimé (1826-1891)

assinatura de L A Picard
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Lambert Aimé Picard, nasceu em 8 de fevereiro de 1826 à Simmerschmelz, na casa da familia, situada no municipio de Septfontaines, na época Bélgica, atualmente Luxemburgo.

Graças às suas cartas, conservadas pela família, conhece-se a trajetória brasileira desse naturalista. Jovem, órfão de um metalurgista luxemburguês, partiu, depois de um curto estágio com um horticultor em Bruxelas, ao Brasil como ‘caçador de plantas’ no Brasil. Chegou no dia 30 de abril de 1846 no porto de Desterro, atual Florianópolis com o barco belga Jean Van Eyck, o mesmo que trousse dois anos antes os colonos belgas para Ilhota, SC. Logo depois, no dia 8 de maio de 1846, enviou uma carta para sua mãe em Arlon, Bélgica, desde o municipio Rio das Tijucas Grandes, SC:

Après tous les désagréments d'une longue traversée, j'ai débarqué à Desterro, ville capitale de la province, le 30 avril. L'aspect des côtes de cette contrée est enchanteur. Un pays très montagneux, couvert d'immenses forêts, arrosé d'une multitude de rivières, tel est le spectacle qui s'offre à vos yeux. Mais entrez dans ces forêts où l'homme n'a pas encore porté le fer, c'est là que la nature s'est plu à étaler les merveilles de la création; des arbres entourés d'une multitude de lianes étalent majestueusement leurs rameaux couverts de cactus, d'orchidées, de fougères, de bromélicées et d'une quantité d'autres plantes parasites; pas un arbre, pas une pierre qui ne porte de végétaux: ici la fougère en arbre, là le palmier où se balancent le perroquet, la perruche, le toucan; plus loin, un arbrisseau couvert de fleurs est entouré d'un essaim d'oiseaux-mouches. C'est un pays où le naturaliste ne sort pas de l'extase qu'entrainent tant de merveilles.

Mais un petit mot pour ceux qui, d'après une belle description d'un pays, pensent faire fortune sous un climat si favorisé de Dieu, partent et viennent s'enfermer dans une prison peut-être perpétuelle pour eux. Je désapprouve entièrement la colonisation de l'Amérique du Sud. Je me trompe e ne désapprouve pas tout à fait la colonisation, mais je plains le colon.

Antes de coletar pelo interior, Picard passou várias semanas nas terras de Telghuys e Vanderheyden e conheceu algumas colônias.

Je vais y faire un séjour de quatre semaines et je m'embarquerai pour Itajahy qui est la plus grande rivière. Monsieur H. Vandereyde, planteur belge avec lequel j'ai fait connaissance à Desterro, m'a invité à venir passer quelques temps chez lui, aussi vais-je en profiter pour aller explorer cette partie qui est la plus riche pour le naturaliste.

O senhor H. Vanderheyde é o belga Vanderheijde Hippolijte quem viajou, em agosto de 1844, com o barco Jan Van Eyk, de Ostende, Bélgica rumo à Santa Catarina, Brasil, junto com mais de cem outros migrantes belgas.

Em outra carta enviada de Nossa Senhora do Desterro, o 13 de junho de 1847, ele faz comentários sobre o diretor da colônia belga:

Un Belge venu avec des colons sur la colonie de Monsieur Van Lede avait demandé à l'évêque de Gand un prêtre pour instruire ses enfants. L 'évêque lui répondit qu'il pouvait avoir un Jésuite. Quoiqu'il n'en eût rien coûté à Monsieur Van Lede, il refuse son consentement, ne voulant pas voir un Jésuite dans sa colonie. Comment peuvent réussir ainsi des colonies avec des hommes si peu religieux et même immoraux, puisque le directeur de la Colonie Van Lede arrive avec une concubine?

Logo na sua primeira volta à Bélgica, em 1850, publicou, no Boletim da Academia belga, uma memória crítica sobre colônias. Entusiasmado pelas riquezas da província de Santa Catarina, e bom observador, analisava as falhas de Van Lede e insistia que futuros colonos deveriam receber lotes já demarcados e casas preparadas para não perder tempo nem ânimo diante da selva impenetrável. Aconselhava a adoção das tradicionais culturas locais, como de cana, mandioca, feijão e milho. A exemplo dos agricultores brasileiros já experimentados, não devia proceder-se a um desmatamento tão minucioso e custoso como na Europa. Na mesma linha, Picard julgava indispensável empregar, como os brasileiros, mão de obra escrava, até que uma lei geral abolisse o tráfico.

Les étrangers les plus nombreux sont les Allemands; toutes leurs colonies sont prospérantes. Les Français ont tenté, sous la direction du docteur homéopathe Mur, de coloniser dans les environs de San Francisco, mais infructueusement, la colonie s'est dissoute. Les Belges dirigés par Monsieur Van Lede ont également essayé la colonisation, mais ils n'ont pas mieux réussi que es Français. D'où vient-il que les Allemands réussissent partout, tandis que les Belges et les autres nations ne peuvent former aucun établissement stable?
La résolution de ce problème est facile à résoudre en comparant le caractère des différentes nations, leurs sentiments moraux et religieux. Les Belges et les Français avaient des directeurs et travaillaient en recevant une partie de leurs récoltes pour salaire, ou travaillaient en communauté suivant le
système de Fourier. Il est aussi à remarquer que Messieurs Van Lede et Mur ont cru pouvoir mettre de côté la morale et la religion dans leurs établissements.
Il est enfin très important, avant que d'établir une colonie dans des contrées lointaines, de conaitre le mode de culture à employer. En général, on ignore en Europe les difficultés du défrichement des forêts vierges.

Regressando a Santa Catarina em 1855, voltou a expedir plantas tropicais e peles de jaguatiricas à Bélgica.

Em carta à sua mãe, datada o 1° de julho de 1855, enviada de Desterro:

Les colons belges qui sont venus ici sans aucun avoir, sont aujourd'hui dans l'aisance et possesseurs chacun de quelques milliers de francs; ils ont gagné cela par la culture. Les entrepreneurs qui étaient venus avec des capitaux, au contraire, sont aujourd'hui, avec rien.

Em 1862, passou a exercer a medicina natural em Alegrete, no Rio Grande do Sul. Após juntar dinheiro suficiente, foi estudar medicina em Heidelberg, onde se formou em 1872. Homologou seu diploma na Bahia, mas preferiu praticar no Uruguai, primeiro em Montevidéu e, finalmente, em Nueva Palmira.

Fontes

Un Luxembourgeois explorateur au Brésil et médecin en Urugay / Marie-Thérèse Delmer. Publicado em ANNALES DE L'INSTITUT ARCHEOLOGIQUE DU LUXEMBOURG ARLON - T. CXVI- CXVII - Années 1985-1986) 

Sainte-Cathérine du Brésil ou os belgas em Santa Catarina por Eddy Stols p. 24 em Brasil e Bélgica: Cinco séculos de conexões e interações. - São Paulo: Narrativa Um, 2014.